Réactiver les adresses emails inactives par Cdiscount

L’expression « réveillez les morts » correspond en une tentative de réactivation des adresses inactives lors de vos derniers messages.
Pourquoi ne réagissent elles plus ? C’est la très bonne question … que vous ne vous êtes peut être jamais posée. Enfin si. En vous plaçant de votre côté. « Pourquoi ces adresses emails n’ouvrent pas ma newsletter ? »
Plutôt que d’adresses emails, je préfère parler de consommateurs, de prospects, d’acheteurs ! C’est mon côté user-centric. Toujours et encore. Pourquoi vos clients ne vous aiment ils plus ?

La meilleure question, c’est en vous plaçant de l’autre côté de la barrière : en vous mettant à la place de ces abonnés, en développant votre capacité d’empathie.
La question devient « Pourquoi ouvrirai-je cette newsletter ? Et pourquoi devrais-je cliquer ? »
Ce n’est plus du tout la même approche.

Cdiscount, dans son dernier message, n’a fait que la moitié du chemin. Voici l’email reçu.
L’objet « On vous saoule ? » est parfait !
Court, expressif, impactant, teasing.
Ce serait un caviste, l’interprétation ne serait pas la même, c’est sur.

Cdiscount On vous saoûle ?

Ce que je regrette, c’est la traduction de la promesse, et son traitement créatif.
A vrai dire, le respect de la promesse n’est que dans le texte, rédigé en (trop) petit.
Ce qui est visible, c’est
– l’accroche « N’attendez plus »,
– « bonnes affaires » en rouge et en écriture manuscrite,
– le call-to-action « je commande tout de suite ».

Le coeur de la relation, la discussion avec le consonaute passe en second plan. Vous me direz, c’est voulu et ça correspond à l’esprit Cdiscount. Vous n’auriez pas tord. La marque jouit d’un bonne réputation et d’un positionnement prix agressif avéré. Elle reste devant rueducommerce ou la fnac.
Faire ouvrir l’email avec une promesse de relation et passer directement à « achete chez moi, je suis le meilleur », c’est une stratégie.

Cdiscount.com vs rueducommerce.com vs fnac.com

Pour être honnête, je n’ai pas lu le texte. Comme vous certainement. C’est un réflexe comportemental normal. Sur les newsletters, comme les sites web, l’oeil (et le cerveau) scanne la page plus qu’il ne la lit.
Et les visuels sont identifiés plus facilement et rapidement que du texte qu’il faut lire et déchiffrer. En fait, le texte demande un effort supérieur pour être exploité que les images.

Voilà le texte:
« Que se passe-t-il ? Vous ne cliquez plus sur aucun lien de la newsletter. Nous espérons que votre dernière commande sur Cdiscount.com vous a donné satisfaction.
N’oubliez pas que Cdiscount est le leader du e-commerce en France et propose plus de 100 000 références soigneusement sélectionnées pour leur qualité et leur prix.
Rendez-vous sur Cdiscount.com : votre bonheur est à portée de clic ! »

L’objectif de Cdiscount via cet email est de vous faire ouvrir puis d’acheter.
Comme vous n’êtes pas Cdiscount et que vous avez aussi des « morts » dans votre base de donnée, vous disposez d’autres options pour amorcer une discussion et enrichir votre connaissance client.

Par exemple, vous pouvez proposer :
– d’accuser reception de sa volonté de ne plus être importuné par la newsletter et d’avertir que sans réaction, vous désabonner le consonaute. Ajouter un peu de teasing sur les prochains évènements qu’il va manquer. Pour l’inciter à rester actif.
– de participer à une enquête générale sur le site, le ecommerce, vos offres, …
– d’exprimer directement ce qu’ils pensent du site, des produits, du service
– de consulter les avis consommateurs, comportement très réseaux sociaux.
– d’accéder à une page conseils et guides à télécharger
– de rester en relation via votre compte twitter, votre page facebook, votre flux RSS

Le but n’est pas de vendre puisqu’ils ne réagissent pas à vos précédentes propositions.
Si vous avez un datacenter avec les achats passés de ces consommateurs « morts », pourquoi ne pas leur demander s’il est toujours satisfait du produit acheté. A-t-il un avis, un commentaire à partager avec la communauté sur son expérience d’achat ?

Comme vous pouvez le constater, vos avez à votre disposition de nombreuses possibilités de converser avec vos abonnés. Nous ne sommes plus dans une relation de vente directe et simple.
L’ecommerce en France, c’est 70 000 sites (source Fevad). Alors pour sortir du lot, se différencier, être le meilleur, il faut changer sa relation aux consonautes, et devenir un partenaire en apportant le maximum de valeur dans la relation, dans la conversation avec vos clients, prospects et visiteurs.

[polldaddy poll= »4438004″]