E-réputation, respect et transparence : un cas d’école

Le titre aurait tout aussi pu s’écrire : Comment dégrader la réputation en se faisant passer pour quelqu’un d’autre.

Les éléments de l’histoire

Le lieu : The Web World, le blog des extraternets
Le sujet : le dictionnaire Hachette version 2011
Les acteurs concernés :
– Virginie Guinand, éditrice du blog The Web Blog
– Un usurpateur d’identité,
Emilie, Community Manager chez Hachette

L’histoire
Virginie rédige un billet sur son blog pour parler de la sortie du dictionnaire illustré 2011 édité par Hachette.
Dans son billet, elle fait « Juste une petite parenthèse qui pourrait vous faire sourire, [elle a] trouvé le mot “Drunch” qui en fait est “Brunch” dans notre jargon, [elle] espère que les gens d’Hachette corrigeront cela… »
Bien vu me dis-je, c’est vrai que « Drunch », je ne connais pas comme mot.

Pourtant, le terme existe depuis 2008. Une rapide recherche sur Google m’amène à un article sur Cityvox :
« Le drunch est le petit frère du brunch. Alors que ce dernier permet aux lève-tard de faire le plein d’énergie le dimanche matin, le drunch est un rendez-vous dînatoire entre amis vers 18h, qui ravie les couche-tôt. La rédaction fait le tour de ce concept avec vous. »
Je n’ai fait cette recherche qu’à l’instant où je rédige cet article. Vous allez comprendre avec la suite.

En fin d’article, je vois 4 commentaires. J’aime lire les commentaires, c’est souvent très riche en informations complémentaires et en débat.

Premier commentaire de « Hachette » qui précise l’existence du mot Drunch et qui tacle Virginie
« Vous devez être très jeune pour penser donner des leçons à un éditeur.
Enfin, j’éspère que vous corrigerez cela… »
Pas très fin comme démarche.

D’ailleurs le commentaire suivant remet « Hachette » à sa place en le taclant proprement
« Vous ne devez pas être bien futé, en dépit de votre Grand Âge, pour vous adresser d’une manière aussi mordante à une jeune femme qui parle avec enthousiasme de votre application et vous fait gracieusement plutôt bonne presse.
Enfin, j’espère que vous corrigerez cela… »

Ce qui nous fait un but partout, la balle au centre.

Le dernier commentaire est signé par … Hachette, encore. Enfin plus exactement par Emilie, Community Manager de l’application du dictionnaire illustré Hachette 2011.

Diantre ! le premier Hachette est un usurpateur.
Emilie lui fait remarquer : « ne vous faite pas passer pour Hachette lorsque vous ne l’êtes pas. »

Une nouvelle tache pour les Community Manager : s’assurer que ce qu’ils disent sur la marque ou les produits dont ils gèrent la communication et les conversations sur la toile sont bien rédigés par eux même.

Je ne sais pas ce que vous en pensez, ça va être diablement compliqué si on part dans cette direction.

Plus je suis présent et impliqué dans les réseaux sociaux, plus je m’impose de respecter ceux avec qui je partage. Que ce soit en échangeant un simple tweet ou lors d’une rencontre de visu.
Je considère comme impératif d’être transparent, honnête et respectueux pour vivre humainement sa vie digitale (ou vivre sa vie digitale humaine).

Ma conclusion :
Au faux Hachette, l’indifférence.
Bravo à Virginie pour son article et son blog plus globalement. Elle donne à la communauté et s’engage dans la conversation
Bravo à Emilie pour sa vigilance et sa réaction

9 thoughts on “E-réputation, respect et transparence : un cas d’école

  1. virginie

    Merci pour votre analyse qui reflète bien la réalité de la situation.
    Comme quoi, dialoguer avec sa communauté reste le plus important.
    Très bonne fin de journée.
    Virginie

    Reply
    1. Anonyme

      Bonjour Virginie
      Merci pour ton commentaire.
      Oui dialoguer avec sa communauté est bien le plus important. Sur le digital comme dans la rue.
      Bruno

      Reply
  2. Anonyme

    Merci à vous Bruno pour votre article.
    C’est la première fois que je suis face à une situation d’usurpation d’identité de marque.
    Heureusement, la bonne fois, la vigilance et le partage nous ont permit de gérer cette situation avant qu’elle dégénère en crise.
    Merci à vous d’avoir dénoncer ce cas.

    Au plaisir de vous lire

    Reply
    1. Anonyme

      Bonjour Emilie
      J’avoue que je me suis fait avoir sans broncher. C’est en lisant les commentaires que j’ai decouvert l’usurpation. En plus, il a signé avec l’url de Hachette.
      Au plaisir partagé de vous revoir sur le blog
      Bruno

      Reply
  3. Anonyme

    Exemple intéressant. Sur mon blog, il y a un commentaire signé de mon nom, alors que ce n’est pas moi qui l’ai écrit, il semblerait qu’il y ait eu un bug dans le dispositif que j’ai mis en place pour les commentaires, ce n’est arrivé qu’une seule fois. Vous me conseillez quoi ?

    Reply
    1. Anonyme

      Pour ma part je modère tous les commentaires. Je ne filtre rien : je valide que ce soit positif ou negatif. Je n’ai jamais eu de situation avec agressivité ou insulte.
      Modèrer me permet d’eviter d’avoir du spam en commentaires.
      Et j’utilise disqus
      Bruno

      Reply
  4. Anonyme

    Exemple intéressant. Sur mon blog, il y a un commentaire signé de mon nom, alors que ce n’est pas moi qui l’ai écrit, il semblerait qu’il y ait eu un bug dans le dispositif que j’ai mis en place pour les commentaires, ce n’est arrivé qu’une seule fois. Vous me conseillez quoi ?

    Reply

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