Sarenza n’aime pas l’iPad
Si vous souhaitez acheter des chaussures en ligne chez Sarenza, évitez de le faire sur votre iPad.
L’iPad n’y est pour rien. C’est Sarenza qui ne veut pas vous permettre de profiter de votre iPad.
Ce qui est paradoxal, c’est que le site peut détecter que je suis sur un iPad. Et donc éviter d’afficher ce message qui n’a aucune utilité puisque Apple refuse la technologie flash !
A moins que ce soit Sarenza qui veut que je change de support. Sarenza ou iPad, je dois choisir ?
Ce qui soulève cette interrogation à moyen/long terme :
Faut il développer en priorité un site pour les nouveaux outils nomades tel que l’Ipad puis envisager sa déclinaison sur les anciens « lecteurs » que sont les ordinateurs de bureau et portables ?
Boulanger.fr : inspirez vous de sa stratégie newsletter !
L’utilisation de l’email marketing par l’enseigne Boulanger est un excellent exemple pour ceux qui s’intéressent au sujet.
L’inscription à la newsletter
Boulanger, qui fait partie du groupe Auchan, est un des seuls acteur de la distribution à prendre en compte le consonaute dans son approche relationnel via l’email.
Regardez sa page d’inscription :
Boulanger respecte son visiteur, qui va changer de statut en laissant son adresse email : il devient prospect.
En quoi le respecte-t-il me direz vous ?
Boulanger propose :
- 2 types de newsletters : promo et conseil.
La distinction n’est pas anodine. En général, les newsletters contiennent les deux. Le « conseil » peut importuner le chasseur de promo, la « promo » dévalorise le conseil. Cette remarque n’est pas à prendre au premier degré. C’est une image qui illustre la pertinence de proposer aux consonautes un choix.
Et pour Boulanger, c’est un argument qui lui permet de segmenter intelligemment sa base de données.
- Une fréquence d’envoi : semaine, quinzaine et mensuel. Boulanger permet à son futur client de maitriser lui même la pression commerciale qu’il accepte de subir de l’enseigne.
C’est un point fondamental de la relation entre un annonceur (le vendeur) et le consommateur (l’acheteur). Ce dernier a le sentiment de prendre le pouvoir dans la future conversation digitale qui va s’établir.
Posez vous la question suivante
Une newsletter (sur un site ecommerce comme Boulanger ) est-elle toujours promotionnelle ? Doit-elle toujours l’être ?
Proposer au consonaute de s’inscrire à votre « newsletter » sans en préciser son futur contenu, ce à quoi il doit s’attendre, lui permet il de se projeter et d’appréhender la future conversation digitale que vous lui proposez ?
Ce n’est pas parce que vous vous savez que lui (qui ne sait pas) va se sentir en confiance au moment de vous donner une information sensible : son adresse email !
Lui imposer votre rythme de diffusion, autrement dit votre pression commerciale, est ce un point positif ou négatif … pour lui ?
Pour vous, ce n’est pas « important ». Celui qui achète, qui fait votre business, c’est le consommateur.
La stratégie email de Boulanger est définie par son client. Et non pas pour son client. La nuance est remarquable.
L’email marketing comme outil de real time web.
Boulanger est aussi réactif dans sa relation avec ses abonnés. Et opportuniste, dans le bon sens du terme.
J’ai reçu aujourd’hui cette newsletter. Si ce n’est pas du (presque) real time web.
Boulanger sait exploiter la puissance de l’email pour son business. Beaucoup devrait s’en inspirer car l’email est et reste le premier ROI pour les ecommerçants.
Associé l’email et les réseaux sociaux, et vous avez la formule gagnante (et de prochains articles sur consonaute.fr)
Et vous, comment travaillez vous votre stratégie en email marketing ?
L’iPad, outil nomade génial, avec quelques lacunes
Depuis quelques semaines, je suis équipé d’un iPad wifi+3G.
Pour être connecté en totale mobilité hors de portée d’un spot wifi, j’ai un simple forfait mensuel à 10€ sans engagement.
A quoi me sert mon iPad ?
C’est un outil magique entre l’iPhone et l’ordinateur portable (Apple aussi).
Démarrage rapide, utilisation simple,ergonomie Apple.
L’iPad me sert en priorité :
- à gérer mes comptes emails
- à communiquer avec twitter
- à lire mes flux RSS
- à surfer sur Internet
Du grand classique me direz vous ! Je vous l’accorde.
J’observe cependant deux « défauts » par rapport à mes habitudes prises avec mon MacBook. En effet, lorsque je lis un article intéressant, je le partage immédiatement avec mon réseau sur twitter. Un premier clic sur le bouton hootsuite dans Chrome, une fenêtre avec le lien de l’article et son titre s’ouvre, je sélectionne le compte twitter et un deuxième clic, c’est partagé.
Sur l’iPad, cette fluidité n’est pas (encore) possible. en tout cas je n’ai pas trouvé la solution. Il faut utiliser le copier coller, changer d’application pour partager un article. C’est fastidieux.
Deuxième habitude que je ne peux pas utiliser dans mon quotidien avec l’iPad, c’est de bookmarker une page dans mon delicious. Les boutons dans Safari ne sont pas présents. Il y a une solution en utilisant les favoris de Safari sur le MacBook et en synchronisant avec ceux de l’iPad. Ce n’est pas l’idéal.
Ce sont les 2 grands reproches que je ferai sur ces premières semaines vécues avec l’iPad.
Peut être avez vous une solution ? Je suis preneur.
Vous avez aussi d’autres reproches à faire à Steve Jobs sur sa tablette ?
A venir sur le même sujet, l’iPad, un article sur mes applications préférées.
La Société Générale me spube par SMS !
Je viens de recevoir le SMS de recrutement suivant :
Quel est l’intérêt de ce spam2pub alors que je ne suis pas client de la Société Générale ?
En quoi « découvrir gratuitement l’Appli » sur l’App Store va m’inciter à devenir client ? D’ailleurs, elle est inutilisable puisque je ne suis pas client.
Les fondamentaux de la conversation avec les prospects (et les clients ?) sont souvent oubliés. Je rejoins Grégory Pouy ( @gregfromparis ) et son dernier post sur le sujet.
Et vous, vous en recevez beaucoup des SPUB par SMS ?
PS : Le titre aurait pu être : « Spub : du spam2pub par SMS aussi »
L’expérience m’a montré que citer une marque (connue) incite d’avantage à la lecture. J’ai alors modifié le titre.
Apres un (long) break …
Bonjour à toutes et tous.
Me voici de retour d’un long break aux US pour des vacances en famille. Aucun post sur mon blog pendant ces 5 semaines.
Et pourtant, les stats de google analytics m’indiquent de nouveaux lecteurs. Twitter aussi d’ailleurs, les lecteurs s’abonnant à mon flux. Et facebook aussi me demande d’accepter des amis suite à la lecture de consonaute.fr
Le concept de la long traine s’applique donc également aux blogs !
ça fait du bien un break. Cependant, je dois avouer que je n’ai pas décroché à 100%. C’est impossible et je sais pas faire. J’en ai profité pour lire (entre autres socialnomics de Erik Qualman que je recommande vivement), réfléchir, écouter, regarder, préparer l’avenir, …
J’ai plein de projets en cours et à venir, personnels et collectifs, de sujets d’articles pour consonaute …
Bref, la vie est belle …
Je souhaite que ce soit la même pour vous.
A bientôt sur le web et en réel.
Webdeux.Connect : ne pas y aller serait une erreur majeure
Si vous ne connaissez pas Webdeux.Connect organisé par Jean-François Ruiz et Sebastien Rousset, je vous recommande de jeter un coup d’oeil ici et surtout de vous inscrire.
Vous ne pouvez pas rater ce rendez vous incontournable de la blogosphère et de l’entrepreneuriat !! Enfin, vous pouvez décider de l’ignorer, ce serait alors un erreur majeure dans votre année 2010
Ce sera les vendredi 22 et samedi 23 octobre.
J’ai participé à l’édition 2009 pour lequel j’avais écrit un bilan sur le blog.
C’était ma première : premier contact avec Jean-François et Sébastien, premier rassemblement avec des blogueurs, premiers échanges avec des entrepreneurs.
Des workshop passionnants, des rencontres riches, un état d’esprit magique, une dynamique incroyable. Et cet évènement n’est qu’une étape dans l’année. D’ailleurs, depuis ce jour, je suis membre à l’année de Webdeux et je ne rate aucune Soirée Connect.
Ces moments de convivialité et d’échanges sont indispensable pour avancer quand on est entrepreneur, blogueur, passionné …
Venez avec nous partager ce moment magique, vous ne le regretterez pas. Un aperçu du contenu ici
Merci à Jean-François et Sébastien pour ce que vous faites pour nous. Et pour suivre via twitter, @webdeux
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Newsletter et CNIL : comment être plus orienté consommateur et moins process
Case à cocher ou pas ?
Suite à mes derniers articles à propos du process d’inscription de Nocibé et de Lacoste, et au débat qui en a suivi, je complète ma reflexion avec les textes tirés du CODE DE DEONTOLOGIE DE LA COMMUNICATION DIRECTE ELECTRONIQUE du SNCD.
La source est disponible sur le site de la CNIL
L’extrait qui nous interesse est le suivant :
3.6.2.2 La collecte directe du consentement aux fins de prospection B to C
Le SNCD recommande la collecte d’un consentement actif préalablement à l’utilisation des
données pour toute communication électronique à caractère personnel.
Exemples de mentions relatives à la collecte du consentement (d’autres formes
peuvent être acceptées) :
- Exemple 1 :
(case à cocher) J’accepte de recevoir des offres de SNCD.ORG à des fins commerciales, par
courrier électronique (ou e-mail)
- Exemple 2 :
J’indique ci-après mon adresse e-mail ; je recevrai donc des propositions de
SNCD.ORG à des fins commerciales : ____________@__________
L’exemple 2 est particulièrement interessant. Il n’y a pas de case à cocher. Tout est dans le texte accompagnant l’inscription. Le « wording » pour utiliser le jargon du milieu.
Dans les échanges que j’ai eu avec les lecteurs, le terme de qualité a été abordé pour justifier que le consonaute donne son consentement par cette case à cocher. Consentement qu’il a déjà donné en inscrivant son adresse email suite à la proposition « inscrivez vous à la newsletter ». Ne soyons pas plus royaliste que le roi !
Pour obtenir de la qualité et sécuriser (pour l’annonceur) l’inscription, je recommanderai de collecter en double optin. Cette méthode présente plusieurs avantages interessants pour l’annonceur :
- vous vous assurez de collecter l’adresse du vrai propriétaire puisqu’il doit valider son inscription en cliquant sur le lien d’activation dans un email qu’il reçoit à l’adresse qu’il vient d’inscrire. Il est tellement facile et amusant d’inscrire l’adresse de quelqu’un d’autre.
- vous mesurez la motivation de l’internaute à entrer en relation avec vous. Il doit valider son inscription. Si déjà ce premier email le fait ch…., qu’en sera t il avec vos newsletters ?
- vous contrôlez votre délivrabilité par rapport au domaine de votre nouvel abonné. Pas de confirmation ? A t il seulement reçu votre email de confirmation ?
Une vrai adresse et un vrai propriétaire, une bonne réactivité et motivation, des emails qui arrivent en boite aux lettres. Pas mal pour une méthode aussi peu employée.
Allons plus loin.
Et dans la continuité de ce nouveau dialogue que vous entamez avec un nouveau prospect, vu qu’il vient de valider son inscription, c’est qu’il est connecté. Profitez en !
- Confirmer l’inscription,
- Remerciez le,
- Souhaitez lui la bienvenue et
- Donnez lui ce qu’il veut : votre newsletter. Tout de suite. Votre newsletter en cours. Il aura une bonne image de vous, vous lui fournissez immédiatement ce qu’il attend.
Rien n’est pire que de ne rien recevoir !
Le consonaute exprime un besoin fort, et une envie de immédiate : je donne mon adresse email pour recevoir votre newsletter.
Vous l’envoyez quand la votre ?
Tous les 1er du mois. Et que faites vous si je m’inscris le 2 du mois ?
Le plus souvent, je dois attendre un mois. C’est à dire que j’ai largement le temps de me dire que vous n’avez pas de contenu, que vous m’avez oublié.
D’ailleurs, moi aussi j’ai oublié que je me suis inscris à votre newsletter. Ce qui fait que lorsque je la reçois – 1 mois apres – et bien je declare en … courrier indésirable.
Mettez vous à la place de vos prospects et adaptez vos process en conséquence.
Etre orienté plus Consommateur, moins Process, pour faire du business.
Lacoste : exemple difficile à comprendre d’inscription à la newsletter
Lacoste lance son site de e-commerce après plus de 6 mois de travail (article sur le Journal du Net)
Je vais aborder mon sujet de prédilection (et expertise) :
- quelle est la capacité de Lacoste à créer une relation « digitale » avec les consommateurs
ET
- quels sont les moyens de dialogue à leur disposition et comment Lacoste les utilise pour y parvenir
Premier outil : la newsletter. Il y a un encart présent sur la home page – en pied de page, après avoir scroller – pour s’inscrire à la newsletter.
Quelle est l’étape suivante après avoir validé mon adresse ?
C’est souvent la question que se posent les internautes. Un champ à remplir, un bouton « ok ». Ce doit être simple et rapide. Je donne donc mon adresse email en toute (relative) confiance.
Perdu.
Un overlay s’ouvre en surimpression sur la page et propose impose – pour recevoir la newsletter et uniquement la newsletter – de fournir :
- civilité sauf mademoiselle (pourquoi),
- prénom,
- nom,
- adresse (pourquoi),
- date de naissance (pourquoi)
- le plus incomprehensible, une case à cocher « J’aimerais recevoir la newsletter Lacoste »
- également incongru, le bouton annuler, une incitation à ne pas remplir le formulaire
Pour recevoir la newsletter Lacoste, une adresse email et seulement une adresse email suffit.
D’un point de vue ergonomique, le bouton de validation de l’inscription intitulé « Sauvegarder » n’est pas classique. Il ne s’agit pourtant pas de la création d’un compte qui necessite de conserver des informations.
Je vous invite à lire le blog smashingmagazine sur ce sujet

Pourquoi me demander de cocher une case pour recevoir la newsletter puisque j’ai inscris mon adresse email sur la home page pour recevoir cette newsletter.
Et, cerise sur l’incompréhension, la case à cocher est obligatoire.
Vraiment, je ne comprends pas pourquoi les annonceurs et leur agence ne se mettent pas à la place du consonaute pour valider leur process d’inscription à leur newsletter.
Pour les autres outils tels que les réseaux sociaux (facebook, twitter, …) : RIEN. Rien de spécifier en tout cas sur le site.




