TechCrunch Remix, il fallait y être

La semaine dernière (mardi 16 novembre), j’ai assisté au TechCrunch Remix organisé par Cedric Giorgi et Roxanne Varza sur le thème « Le web pour et par la nouvelle génération ». Ce fut une journée riche avec des intervenants de qualité, aux discours particulièrement intéressants.

Le programme est accessible sur le site de TechCrunch France

Vous pouvez lire un résumé complet sur Locita

Les intervenants qui m’ont le plus marqué sont Loïc Lemeur de Seesmic et Leweb, Pierre Bellanger de Skyrock, Séverine Grégoire de Monshowroom et Boris Saragaglia de Spartoo

Pourquoi eux me direz vous ? Pour leur discours vrai, honnête et franc.
Chacun dans leur univers respectif disent les choses comme ils les pensent, sans langue de bois. Le sujet fait polémique ? Tant pis, c’est comme ça qu’ils le vivent et ils l’assument.

Loïc Lemeur sur la différence d’entreprendre entre la France (et plus globalement l’Europe) avec la Silicon Valley. Tout est dans l’ADN des entrepreneurs. Dans la Silicon Valley (aux US donc) l’entrepreneur monte sa boite avec une vision de son marché mondiale. En France (en Europe donc), la vision est nationale. Sujet polémique en France, et pourtant c’est la vérité. Je suis parfaitement d’accord avec Loïc. Tout commence à l’école. Aux US c’est l’apprentissage de l’entrepreneuriat. En France, c’est plutôt fonctionnariat.

Cédric et Roxanne ayant particulièrement bien organisé la conférence, ils se sont appuyés sur une startup, Balloon, pour live-tweeter et live-partager ses questions, impressions, reflexions et (petites) provocations sur l’écran géant.

C’est Pierre Bellanger, le fondateur de Skyrock qui a le plus interagit avec la salle via les live tweet. Il participait à une table ronde sur « Les spécificités des 15-25 ans sur le web » avec Pierre-Eric Jacoupy de Microsoft/Windows Live, Eric Chaurial de Allocine, Tristan Collombet de Prizee et Nicolas Gaume de Mimesis Republic. Je ne comprends pas trop pourquoi la salle s’est liée contre lui (c’est le sentiment que j’ai eu) pour le bombarder de questions et de réflexions provocantes. Cependant, c’est total respect envers Pierre Bellanger qui a su rebondir pour répondre en direct à toutes les questions. Je le soupçonne même d’avoir choisi de prendre les plus provocantes. Voilà un entrepreneur qui assume ses choix sans tabou. Vous connaissez beaucoup de personnes capable d’expliquer et d’assumer sa stratégie internet qui divise par 3 son trafic sur son site ? Moi non. J’ai été ravi de rencontrer ce personnage et la qualité de son intervention. Bravo et merci pour ce franc parler, monsieur Bellanger.

L’intervention de Séverine Grégoire de MonShowRoom m’a beaucoup plus aussi. Au delà de son accent du sud, sa fraicheur est un vrai coup de boost pour tous les entrepreneurs/euses. Elle partageait la scène avec Nicolas Cellier d’Aven Capital. Elle nous avoue sans sourciller avoir levé sans difficulté 4,3 millions d’euros, avoir acheté ses produits avant même d’avoir le modèle fini pour les vendre, avoir pris contact avec le PDG de vente-privee.com (Jacques-antoine Granjon) comme ça pour échanger. Elle n’a pas froid aux yeux, fonce, et c’est stimulant pour l’auditoire.

Le dernier à m’avoir bluffé sur le coup, c’est Boris Saragaglia, le fondateur de Spartoo. Son discours tranche radicalement avec ce qu’on entend habituellement. Les 250 personnes présentes ont reçu une leçon. Une vrai. Moi le premier. Boris ne parle de startup, de web, de communauté, … Il parle sans tabou et avec certitude de ce qu’il veut. Pour lui, gérer une société, c’est des metrix, des metrix, des metrix. Il a analysé son marché, il est là pour faire du cash. Point barre. Son discours est rodé, passionnant. Et quel plaisir à entendre.

Il y a eu aussi cette table ronde avec Maxime Valette (VieDeMerde), Olivier Issaly (Owlient) et Eric Bennephtali (Mediastay). Tous ont créé leur boite à la puberté, voire avant. Iconoclaste comme situation. Lever des fonds (3millions) à 15 ans, avoir un carte AMEX avant d’avoir le droit de posséder une carte bleue bancaire. Tous ont réussi et sont des patrons à part entière avant d’être des jeunes.

Pour résumé cette journée :
– il n’y pas un âge minimum pour se lancer
– il faut viser l’international dès la genèse de votre business
– assumer vos choix, sans tabou
– lancer vous, vous réfléchirez mieux dans le vif du sujet
– avec une bonne dose d’inconscience

Pour terminer, un grand merci à l’équipe de TechCrunchFrance, Cédric et Roxanne

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