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MyLittleParis : inspirez vous de leur inscription à la newsletter
MyLittleParis, un site agréable qui vous propose de parcourir Paris sous un oeil nouveau.
Comme l’équipe l’exprime parfaitement : « écartez-vous de vos parcours familiers et prenez avec nous des chemins de traverse »
Leur proposition d’inscription à la newsletter est très intéressante. L’approche est radicalement différente par rapport à ce que nous voyons d’habitude.
Plutot qu’un « inscrivez vous à la newsletter » sans aucune valeur ajoutée ni promesse, MyLittleParis rassure le consonaute en parlant du contenu, c’est à dire du bénéfice client : « Une adresse unique ou une idée insolite 2 fois par semaine dans votre boite mail ».
Le wording est excellent, ça ne parle pas de newsletter, ça parle de contenu, ce qui fait la valeur d’un message. La promesse passe avant le moyen.
Sur la page d’inscription, la perfection continue.
Sur la gauche, des exemples de contenu en diaporama, sur la droite le minimum de champs à renseigner : adresse email, année de naissance et civilité.
Les mots utilisés dans l’accroche sont repris et scindés en 2 paragraphes.
Chacun renforce la promesse en détaillant les différents contenus proposés. J’adore.
C’est fin, agréable, très bien écrit.
MyLittleParis séduit et rassure. Ce n’est pas de la collecte, c’est de la proposition de valeur.
« Inscrivez-vous et recevez 2 fois par semaine dans votre boite mail une petite e-douceur parisienne à déguster avec votre café.
Une adresse unique ou une idée insolite : restos atypiques, créatrices qui montent, idées design, invitations pour les meilleures ventes privées, expos confidentielles. »
Ca ne vous donne pas envie, mesdames et mesdemoiselles ?
Lacoste : exemple difficile à comprendre d’inscription à la newsletter
Lacoste lance son site de e-commerce après plus de 6 mois de travail (article sur le Journal du Net)
Je vais aborder mon sujet de prédilection (et expertise) :
- quelle est la capacité de Lacoste à créer une relation « digitale » avec les consommateurs
ET
- quels sont les moyens de dialogue à leur disposition et comment Lacoste les utilise pour y parvenir
Premier outil : la newsletter. Il y a un encart présent sur la home page – en pied de page, après avoir scroller – pour s’inscrire à la newsletter.
Quelle est l’étape suivante après avoir validé mon adresse ?
C’est souvent la question que se posent les internautes. Un champ à remplir, un bouton « ok ». Ce doit être simple et rapide. Je donne donc mon adresse email en toute (relative) confiance.
Perdu.
Un overlay s’ouvre en surimpression sur la page et propose impose – pour recevoir la newsletter et uniquement la newsletter – de fournir :
- civilité sauf mademoiselle (pourquoi),
- prénom,
- nom,
- adresse (pourquoi),
- date de naissance (pourquoi)
- le plus incomprehensible, une case à cocher « J’aimerais recevoir la newsletter Lacoste »
- également incongru, le bouton annuler, une incitation à ne pas remplir le formulaire
Pour recevoir la newsletter Lacoste, une adresse email et seulement une adresse email suffit.
D’un point de vue ergonomique, le bouton de validation de l’inscription intitulé « Sauvegarder » n’est pas classique. Il ne s’agit pourtant pas de la création d’un compte qui necessite de conserver des informations.
Je vous invite à lire le blog smashingmagazine sur ce sujet

Pourquoi me demander de cocher une case pour recevoir la newsletter puisque j’ai inscris mon adresse email sur la home page pour recevoir cette newsletter.
Et, cerise sur l’incompréhension, la case à cocher est obligatoire.
Vraiment, je ne comprends pas pourquoi les annonceurs et leur agence ne se mettent pas à la place du consonaute pour valider leur process d’inscription à leur newsletter.
Pour les autres outils tels que les réseaux sociaux (facebook, twitter, …) : RIEN. Rien de spécifier en tout cas sur le site.
Collecte d’emails : 3 pré-requis et 3 règles à respecter
Pour exploiter pleinement toute la puissance du support email dans sa relation avec sa cible, il y a 3 règles à respecter et 3 pré-requis à avoir à l’esprit.
Pré-requis :
- Comme pour un magasin « en dur », le statut d’un consonaute (consommateur internaute) est multiple :
- simple visiteur
prospect en s’abonnant à la newsletter,
acheteur occasionnel
pour devenir fidèle
et pourquoi pas ambassadeur de votre marque auprès de sa communauté.
- Un consonaute reviendra sur votre site s’il vit son experience utilisateur sur votre site comme positive.
- Ce n’est pas parce que vous publiez votre site sur le web – publier et non diffuser – que vous avez terminé le job.
Alors comment creer du lien pour l’inviter à revenir ?
Comment l’accompagner dans sa relation avec votre marque ?
Comment obtenir son feedback sur son experience utilisateur ?
L’email represente un excellent support pour remplir ces objectifs. L’email reste le meilleur outil de la relation consommateur. Il est one-to-one, personnalisable, et personnel. Et c’est le meilleur ROI.

Quelques règles à respecter :
- Collecter simplement, efficacement et respectueusement sur votre site
- Une simple adresse email suffit pour engager le dialogue.
- Mettez vous à la place du consonaute pour valider votre méthode de collecte.
Ces règles vous semblent « ridicule » par rapport à toute la littérature que vous pouvez lire.
Vous avez raison ! Elles sont aussi pragmatiques. Et de bon sens !
Vous dépensez investissez des centaines, voire des milliers d’euros dans un superbe site internet, vous vous fixez des objectifs ambitieux de génération de CA et de marge. Pour les atteindre, vous avez besoin de vendre. Donc de trafic. Alors vous payez investissez sur des adwords, du display, des locations d’emails pour déclenchez directement une vente. Un schéma que j’ai déjà partagé avec vous pour expliquer ce point de vue
Email Conversationnel 20100125
Et vous, quel est votre taux de transformation acheteurs/visiteurs ?
Souvent, très souvent, trop souvent, vous oubliez qu’avant d’acheter, le consonaute à besoin de vous connaitre, de vous comprendre, d’avoir confiance en votre produit, dans votre site, dans votre process d’achat et de livraison.
3 éléments qui n’interviennent pas dans un achat en magasin.
Etes vous sur d’avoir répondu à ces besoins psychologiques de vos visiteurs ?
Deux exemples pour illustrer mes propos :
Sur Gémo, la proposition d’inscription à la newsletter, premiere étape de la création de lien, est très bien mise en valeur. Vous ne pouvez pas la rater. Au passage, leur home page participe à la séduction : une grande image qui crée de la proximité avec la consommatrice. On perçoit tous le contenu du site simplement : 5 rayons homme, femme, fille, garçon et bébé. Possibilité de retrouver les magasins. Les services, l’écoute, l’entreprise. … Tout y est. Pas de scroll. Une excellente page d’accueil.

Pour engager la relation, je clique sur Newsletter. Et là, c’est la catastrophe. Tout le bénéfice de la home page (j’aurai mis 16/20) est gaspillé, détruit. Le formulaire de collecte pour la newsletter, je mets 0/20. C’est à se demander si je suis sur le même site. Il doit y avoir une erreur ?

Pour le coup, le site cumule toutes les erreurs possibles. Ce sera pour un prochain post. Restons sur les bonnes pratiques.
Creer du lien avec son visiteur, c’est l’écouter ! Le seul site (enfin un des seuls certainement) qui écoute son visiteur lors de l’inscription à la newsletter, c’est Boulanger, l’enseigne du groupe Auchan qui vend du multimédia et de l’électroménager.
Il est extrêmement rare qu’un site propose au consonaute de choisir la fréquence à laquelle il souhaite recevoir la newsletter. Boulanger le fait.

Boulanger propose même 2 newsletters :
- une promo
- une conseil
Dommage qu’un acces à un exemplaire de chaque ne soit pas proposer pour se faire une idée.
Boulanger respecte aussi les règles pré citées.
Les champs collectés sont :
- civilité, prénom, nom pour la personnalisation,
l’adresse email
le code postal, certainement pour permettre aux magasins de s’adresser à leur zone de chalandise.
Des champs complémentaires sont optionnels, dont celui de la carte de fidélité b+. Bien vu, la mise en avant de la carte de fidélité pour susciter l’intérêt.
Vous avez des exemples à partager ?
Vous souhaitez une analyse sur un cas précis ?
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