Apres la newsletter, la spamletter !

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Définitions d’une newsletter et d’une spamletter

Newsletter : […] document d’information envoyé […] à une liste de diffusion regroupant l’ensemble des personnes qui y sont inscrites.
Source : wikipedia

Spamletter : newsletter envoyée à une liste de diffusion regroupant l’ensemble des personnes qui NE s’y sont JAMAIS inscrites.

Je ne vais pas vous parler de la CNIL, de l’optin, de l’optout, de permission marketing. Pour ça, (re)lisez Seth Godin. Non, je vais juste vous parler de relations humaines.

LinkedIn, un réseau social professionnel humain

Quand je me connecte avec un professionnel sur LinkedIn, je me connecte à une personne, à un humain. Mon objectif : le rencontrer dans la vraie vie. Objectif pas toujours atteint, je l’avoue. Que ce soit à mon initiative ou à la sienne, une amorce de relation humaine se met en place dès que la demande de connexion est faites.

Une fois en relation sur LinkedIn, je lis les contenus partagés par mon contact, j’interagis avec lui en commentant, re-partageant ou simplement en cliquant sur le bouton Like. Je participe à des groupes.

Je suis dans LinkedIn pour interagir. Je devrais dire « Nous sommes » dans LinkedIn pour interagir l’un avec l’autre. Une forme digitale de relation humaine.

Ma boite de réception email

Ma boite de réception est un puit sans fin d’emails de publicités sans rapport avec mes besoins et mon profil. J’aurais jamais du m’inscrire à ces concours où mon adresse se retrouve ensuite dans 10 base de données de recrutement (c’est du vécu).

En général, soit je me suis inscrit à une newsletter parce que la marque m’intéresse. Soit je ne suis pas inscrit. Au pire, je suis inscrit pour recevoir les offres des partenaires ce qui m’inonde de message pas tous pertinents (voire aucun ?)

Aussi, quand je reçois la newsletter d’un inconnu, j’ai le reflexe basique de me demander à chaque fois

  • « pourquoi je reçois ce message ? »
  • « d’où a-t-il eu mon email ? »

Surtout quand c’est une belle newsletter bien promotionnelle, joliment marketée et bien bullshit !

Adresse piege

Un jour, j’ai mis une adresse spécifique comme adresse de contact sur LinkedIn. Une adresse unique, dédiée uniquement à LinkedIn. Une adresse piège dans le jargon.

Et là surprise ! Toutes ces newsletters que je recevais sans jamais savoir d’où diable j’avais pu m’inscrire venaient de mes contacts sur Linkedin. Enfin, plus précisement du fait qu’ils ont exporté leurs carnets de contacts pour les intégrer dans leur base de données d’abonnés à leur newsletter. Du coup, ils se sont mis à faire du spamletter !

D’après vous, comment pensez vous que votre message est perçu ?

Votre entreprise a besoin de clients, c’est un fait.
Votre produit est top, aucun doute.
Votre offre magique, ça va cartonner.
Et ce n’est pas suffisant et ne donne d’autorisation de spammer.

Vous avez construit un message nickel, peut etre un peu trop centré sur vous et pas assez sur votre prospect, ce sont des choses qui arrivent souvent. Votre newsletter est prête. ça va cartonner ! Peut-être ! Je suis toujours prêt à donner un coup de main à mes contacts pour le lancement d’un produit (si cohérent avec ma ligne édito).

Sauf que si vous envoyez votre message sans faire reférence au fait que vous êtes connectés sur LinkedIn avec votre destinataire (et là vous répondez à mes questions ci-dessus), il y a peu de chance que vous marquiez des points pour atteindre votre objectif.

Le spamletter n’est pas une solution de développement commercial. Et ce matin, j’en ai reçu encore 2 :

  • une pour une application mobile
  • une pour un site média et ecommerce

Si encore les 2 expéditeurs – contact de niveau 1 sur LinkedIn – m’avait déjà parlé !
Si encore ils avaient engagé une conversation apres nous être connectés !

Je l’ai déjà ecrit sur Consonaute « LinkedIn n’est pas une base de données, c’est une base relationnelle » et je ne cesse de le répéter. C’est mon crédo : les réseaux sociaux sont là pour des relations humaines, d’autant plus les réseaux sociaux professionnels. Pas pour alimenter aveuglement les bases de données emails.

Je précise que j’ai déjà réalisé des campagnes emails sur mes contacts LinkedIn exporté sur Mailchimp. Dès l’objet de l’email, je précise que c’est via LinkedIn et ma première phrase est « Nous sommes en contact sur LinkedIn … » Ainsi, pas de question sur l’origine de la relation que j’initie en dehors du réseau. De plus, jamais  je ne vends ni ne demande quelque chose. Présenter son nouveau site ou  demander à télécharger une application, ce n’est pas donner, c’est « quémander ». Je donne toutjours : invitation à une interview, invitation à un évènement, partage, …

Quel est votre avis sur cette pratique ? Avez vous d’ailleurs une adresse spécifique et unique pour votre profil LinkedIn ?


Cet article a préalablement été publié sur Pulse (plateforme de publication de LinkedIn)
Vous pouvez suivre mes publications sur ma page auteur sur LinkedIn


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