4 actions email marketing et social media pour 2011

  1. Des idées de contenu pour alimenter vos newsletters se trouvent dans les conversations sur les réseaux sociaux
  2. Les réseaux sociaux représentent une alternative au désabonnement des listes emails
  3. Suivez vos consommateurs dans les reseaux sociaux avec vos newsletters
  4. Les réseaux sociaux représentent une opportunité pour optimiser vos formulaires de collecte

Utilisez les conversations des réseaux sociaux dans vos newsletters

Mardi, 9h35, salle de réunion. C’est la réunion de production, tout le monde rapplique.
Thème du jour : la prochaine newsletter ?
Sous theme : on met quoi dans la prochaine news ?
Sous sous thème : c’est qui le prochain ambassadeur : un mannequin, un chanteur ou un footballeur ?

A l’époque des réseaux sociaux, les annonceurs ne savent faire qu’une seule et même action : parler « brand ».
Ma marque, ma marque, ma marque.
Et qui de mieux qu’une « star » publique pour vanter ses mérites et développer les ventes.

Sauf que les consommateurs ont maintenant accès très facilement aux avis avisés et pertinents d’autres consommateurs avec l’explosion des médias sociaux. Et ils accordent d’avantage leur confiance à leurs pairs qu’à la « star » qui a touché un cachet de plusieurs milliers (millions ?) d’euros.

Pour 2011, les entreprises devraient rechercher dans les conversations ce qui se dit de leurs produits par leurs clients, leurs utilisateurs. Ceux qui payent et consomment leurs produits.
La richesse des contenus est immense : forum, site communautaire, twitter, commentaires de blog, … et oui, il n’y pas que votre page facebook.
Votre contenu de newsletter deviendra leur newsletter. Du contenu sélectionné avec soin, orienté majoritairement positivement sur vos produits et dont l’expression restera authentique, vrai , transparente. Et non un marketing bullshit trop propre sur lui.
De la vraie vie pour des vrais gens.

Il est interessant de relire à ce sujet l’article de Chris Anderson dans Wired « The Web Is Dead. Long Live the Internet »

La conversation est multi canal

Nous avons eu les spots télé.
Puis les spots télé avec en fin de pub le lien url pour tenter de prolonger la relation on line sur le site et inciter à l’inscription.
Vient maintenant les spots télé avec des propositions de relais sur les réseaux sociaux, facebook et twitter.
Mc Donald’s et sa dernière pub « la ruée vers le Mc Farmer » en est la meilleure illustration avec son offre rejoins la course sur facebook

La saturation des boites de reception, le non respect des internautes (de leur adresse email) augmentent le risque de désabonnement.
Et aujourd’hui, quand un internaute se désabonne, aucune alternative ne lui est proposée. C’est un réflexe CRM dépassé. Celui où les datas devaient être la propriété de la marque, collectées pour rester en interne. Je collecte, je triture les données et je communique.

Sauf que les consommateurs sont réticents à donner leurs informations sans obtenir en retour une pré-visualisation de ce qu’ils vont en retirer comme valeur. De la valeur pour eux.
Pourtant, d’un autre côté, ces mêmes consommateurs partagent presque sans retenue ces mêmes informations sur les réseaux sociaux.

En changeant leur approche, les marques peuvent profiter de cette opportunité. En proposant au consonaute qui se désengage de leur liste email de se joindre à leur communauté sur les réseaux sociaux.
Ce n’est guère le cas aujourd’hui, les pages de désabonnement laissent purement et simplement l’internaute se désengager à 100% de la marque.

Adaptez vous vite aux nouveaux réseaux

Il n’est pas interdit de promouvoir votre présence sur les réseaux sociaux. C’est même recommandé.
Votre email marketing ne peut que gagner en efficacité si vous encouragez vos clients à s’engager avec vous sur les réseaux où vous êtes présents.
Evidemment, aujourd’hui facebook est incontournable. Restez toutefois très attentif aux nouveaux sites où vos consommateurs migrent en masse. Et n’hésitez pas à promouvoir des exclusivités et des offres canons valables uniquement sur ces réseaux. C’est un excellent moyen de générer via votre newsletter du trafic sur les lieux sociaux où vous êtes présent.

Exploiter la puissance des réseaux sociaux pour proposer vos formulaires

Sur chaque page que vous développez sur les réseaux sociaux, vous avez l’opportunité de proposer une inscription à un service ou une newsletter.
Le faites vous ?

Vous devriez mettre en place au plus vite ces liens. Les réseaux sociaux sont un formidable moyen de séduire vos cibles et de rentabiliser vos investissements digitaux.

Votre stratégie digitale doit se construire pour établir un cercle vertueux de mise en avant de vos contenus pour capter l’intérêt des consonautes et leur donner la possibilité de s’engager avec vous dans une relation à chaque point de contact que vous créez sur la toile : site, email, réseaux sociaux, prospectus, leaflet, magasin, …

Réactiver les adresses emails inactives par Cdiscount

L’expression « réveillez les morts » correspond en une tentative de réactivation des adresses inactives lors de vos derniers messages.
Pourquoi ne réagissent elles plus ? C’est la très bonne question … que vous ne vous êtes peut être jamais posée. Enfin si. En vous plaçant de votre côté. « Pourquoi ces adresses emails n’ouvrent pas ma newsletter ? »
Plutôt que d’adresses emails, je préfère parler de consommateurs, de prospects, d’acheteurs ! C’est mon côté user-centric. Toujours et encore. Pourquoi vos clients ne vous aiment ils plus ?

La meilleure question, c’est en vous plaçant de l’autre côté de la barrière : en vous mettant à la place de ces abonnés, en développant votre capacité d’empathie.
La question devient « Pourquoi ouvrirai-je cette newsletter ? Et pourquoi devrais-je cliquer ? »
Ce n’est plus du tout la même approche.

Cdiscount, dans son dernier message, n’a fait que la moitié du chemin. Voici l’email reçu.
L’objet « On vous saoule ? » est parfait !
Court, expressif, impactant, teasing.
Ce serait un caviste, l’interprétation ne serait pas la même, c’est sur.

Cdiscount On vous saoûle ?

Ce que je regrette, c’est la traduction de la promesse, et son traitement créatif.
A vrai dire, le respect de la promesse n’est que dans le texte, rédigé en (trop) petit.
Ce qui est visible, c’est
- l’accroche « N’attendez plus »,
- « bonnes affaires » en rouge et en écriture manuscrite,
- le call-to-action « je commande tout de suite ».

Le coeur de la relation, la discussion avec le consonaute passe en second plan. Vous me direz, c’est voulu et ça correspond à l’esprit Cdiscount. Vous n’auriez pas tord. La marque jouit d’un bonne réputation et d’un positionnement prix agressif avéré. Elle reste devant rueducommerce ou la fnac.
Faire ouvrir l’email avec une promesse de relation et passer directement à « achete chez moi, je suis le meilleur », c’est une stratégie.

Cdiscount.com vs rueducommerce.com vs fnac.com

Pour être honnête, je n’ai pas lu le texte. Comme vous certainement. C’est un réflexe comportemental normal. Sur les newsletters, comme les sites web, l’oeil (et le cerveau) scanne la page plus qu’il ne la lit.
Et les visuels sont identifiés plus facilement et rapidement que du texte qu’il faut lire et déchiffrer. En fait, le texte demande un effort supérieur pour être exploité que les images.

Voilà le texte:
« Que se passe-t-il ? Vous ne cliquez plus sur aucun lien de la newsletter. Nous espérons que votre dernière commande sur Cdiscount.com vous a donné satisfaction.
N’oubliez pas que Cdiscount est le leader du e-commerce en France et propose plus de 100 000 références soigneusement sélectionnées pour leur qualité et leur prix.
Rendez-vous sur Cdiscount.com : votre bonheur est à portée de clic ! »

L’objectif de Cdiscount via cet email est de vous faire ouvrir puis d’acheter.
Comme vous n’êtes pas Cdiscount et que vous avez aussi des « morts » dans votre base de donnée, vous disposez d’autres options pour amorcer une discussion et enrichir votre connaissance client.

Par exemple, vous pouvez proposer :
- d’accuser reception de sa volonté de ne plus être importuné par la newsletter et d’avertir que sans réaction, vous désabonner le consonaute. Ajouter un peu de teasing sur les prochains évènements qu’il va manquer. Pour l’inciter à rester actif.
- de participer à une enquête générale sur le site, le ecommerce, vos offres, …
- d’exprimer directement ce qu’ils pensent du site, des produits, du service
- de consulter les avis consommateurs, comportement très réseaux sociaux.
- d’accéder à une page conseils et guides à télécharger
- de rester en relation via votre compte twitter, votre page facebook, votre flux RSS

Le but n’est pas de vendre puisqu’ils ne réagissent pas à vos précédentes propositions.
Si vous avez un datacenter avec les achats passés de ces consommateurs « morts », pourquoi ne pas leur demander s’il est toujours satisfait du produit acheté. A-t-il un avis, un commentaire à partager avec la communauté sur son expérience d’achat ?

Comme vous pouvez le constater, vos avez à votre disposition de nombreuses possibilités de converser avec vos abonnés. Nous ne sommes plus dans une relation de vente directe et simple.
L’ecommerce en France, c’est 70 000 sites (source Fevad). Alors pour sortir du lot, se différencier, être le meilleur, il faut changer sa relation aux consonautes, et devenir un partenaire en apportant le maximum de valeur dans la relation, dans la conversation avec vos clients, prospects et visiteurs.

Sont-ils User Centric ? Vente-privee.com : oui, Celio et Devred : non

Je bloque l’affichage de la technologie flash sur mon mac avec un plugin sur Safari. Je peux ainsi mieux maitriser ma navigation et surtout observer comment les marques comprennent leurs visiteurs et clients. En statique sur leur site version web et en mobilité sur la version iPhone / iPad.

Vente-Privee.com
Vente-privee.com est entièrement tourné vers une expérience utilisateur maximum :
- la partie flash ne concerne pas le formulaire d’identification
- il y a un visuel de fond pour ceux qui n’activent pas ou ne possède pas la dernière version de flash

Home Page de  Vente-Privee.com

Devred et Celio
Pour Devred et Celio, je dirai qu’ils n’ont rien compris.
J’entends déjà les remarques : dan la mode, faut que ça pète. Laissez donc la créativité s’exprimer, etc…
Vous avez certainement raison. A un détail près : qui fait votre réussite et vous paye ?
Pour moi, ce sont vos consommateurs.

Imaginez vous devant une boutique avec moi. Une vrai boutique en dur, dans la rue ou une galerie marchand.
A l’entrée, un videur. Moi je rentre. Vous vous restez dehors. Parce que vous n’avez pas la « techno » acceptée dans le magasin.

Je vous invite à lire le commentaire laisser sur un ancien article.
Je précise que je ne connais pas celui qui l’a écrit.

Home Page de Celio

Home Page de Devred

Le test : 1 seule règle et 4 étapes

Voilà une confirmation que cette règle doit être érigée comme une loi intangible dans votre entreprise. Et à appliquer quotidiennement.

Je vous ai déjà parlé de WhichTestWon que j’adore.
Le dernier en date réalisé avec DHL : qui de l’homme ou de la femme en visuel transforme le mieux ?

Faites le test !

Une seule différence : le personnage.
Un impact non négligeable que je vous laisse découvrir sur le site de whichtestwon après avoir réalisé le test.

Le test : 1 seule règle et 4 étapes

Internet est un média flexible qui permet de tester à moindre coût un ensemble de paramètres pour optimiser ses ROI.
Pour l’email, vous pouvez revoir L’email marketing, c’est des mathématiques et de la psychologie et Optimiser vos performances en email avec les mathématiques et la psychologie (part 2)

Avant de partir sur des tests pour enrichir votre connaissance client, il y a 4 étapes à respecter pour lier votre test à votre business.

Voici les 4 étapes représentées par 4 questions à vous poser :

  • Quel call-to-action me fait gagner de l’argent ?
  • Quel metrix me permet de le mesurer ?
  • Quel élément influence ce metrix ?
  • Quel test je dois mettre en place pour optimiser mon ROI ?

Prenons un exemple appliqué

  • call-to-action : inscription à votre newsletter = un lead, un prospect
  • metrix : le taux de transformation (nombre d’inscrits/nombre de visiteurs)
  • influence : type d’offre promo
  • test : une remise faciale (en euros) vs une remise en pourcentage

Prenez exemple sur Amazon qui a fait du test & learn sa religion.
Les équipes testent en permanence sur le site tout un ensemble de paramètres avant de sélectionner la meilleure option. Puis de passer au test suivant.

Avez vous remarqué que Amazon n’a jamais dévoilé de version 2 de leur site. En réalité, le site évolue au fil de l’eau. Ce qui permet aux équipes d’avoir constamment un référentiel à disposition pour mesurer les metrix et s’adapter à leurs clients. Ils sont user centric.

Imaginez que vous décidiez de « casser » votre site pour mettre en ligne la nouvelle version complètement différente toute belle, géniale, bien vendue (ou achetée très cher) et que les résultats sont en dessous de ceux obtenus avec votre précédente version. Comment savoir ce qui fait défaut, vous n’avez plus de référentiel !

Etre user centric, c’est une autre loi. J’en ai parlé il y a déjà 2 ans sur Consonaute

Sur vos sites et vos campagnes email, vous testez quoi ? comment ? avec quel impact business ?